Le foot en Espagne: bien plus qu’un sport

En Espagne, le football est une religion à part entière. Dans les rues de Madrid ou de Barcelone, parler de football est le meilleur moyen pour briser la glace avec un inconnu. Dans le pays qui attire les meilleurs joueurs du monde, ce sport est devenu le symbole de toute une nation. Filles, garçons, jeunes et moins jeunes, le football espagnol fédère toute une nation et trouve ses fans partout dans le monde.

De Barcelone à Madrid en passant par l’Atlético Madrid et le FC Valence, le championnat espagnol est le plus cher de la planète en termes de valeur marchande. Dans le présent article, nous allons justement revenir sur la genèse du football espagnole et essayer de comprendre pourquoi le ballon rond est une véritable religion en terres ibérique.

Une passion qui commence dès le jeune âge

La passion du football commence très jeune en Espagne. Déjà, dans la cour de récréation des maternelles en Espagne, les jeunes enfants sont très tôt initiés à l’amour du ballon rond, tandis que sur la placette du village, les jeunes s’affrontent en arborant le t-shirt de leurs joueurs préférés.

Le football est ainsi le sport le plus pratiqué dans le pays de Salvador Dali. Par ailleurs, la passion pour le football est si importante que la discipline se décline en plusieurs catégories. On pense notamment au football à 11 bien sûr, mais aussi au populaire foot de salle qui se joue à 5 contre 5.

La passion ou l’afición

L’autre caractéristique du football espagnole, c’est l’afición. Ce terme purement espagnol désigne une manière de supporter une équipe de football sans aucune limite. En effet, dans le championnat espagnol, le rapport entre le supporter et son équipe ne trouvera pas son équivalent ailleurs.

Contrairement en France ou en Angleterre, les matchs du championnat espagnole affichent toujours complet plusieurs jours avant le début de la rencontre. De récentes études ont par ailleurs montré que 900 000 spectateurs se déplaçaient afin d’assister au match de leur équipe favorite. Un chiffre considérable puisqu’il représente plus de 2% de la population espagnole.

Il est intéressant de noter que les bonnes prestations des clubs espagnoles dans les compétitions européens ne sont pas les seules à justifier cet élan. On se rappelle notamment de l’anecdote du Rayo Vallecano, club descendu en deuxième division, ceci n’ayant pas empêché les supporters de rester chanter et applaudir les joueurs jusqu’à la fin du match.

Politiques, écrivains, artistes : la fièvre du football emporte tout le monde

En Espagne le football n’est pas dédié uniquement à une catégorie bien précise de gens. Le ballon rond est si important que même les politiques se servent du football comme un argument de campagne. On pense essentiellement à Rajoy qui n’hésite pas à exhiber son carnet de socio du réal Madrid qu’il possède depuis 28 ans. Ainsi, chaque membre d’un parti politique ou souhaitant se présenter à des élections doit selon un accord tacite déclarer son appartenance à un club de football.

Pour les écrivains, on songe plus précisément à Maria Vargas Llosa, le prix Nobel de littérature qui fût le premier à comparer le football à une religion laïque moderne. Et tant d’autres exemples d’artistes et musiciens qui utilisent le football comme un outil d’expression afin de toucher un maximum de gens et de classes sociales.